Ils ont écrit sur Joelle Thouvenot de Martino

- Guy AMOUYAL - J. DEHEM - août 1999 -  Dr. J.B. PICQUET- - H. DAY -


Entrer dans l'œuvre de Joëlle THOUVENOT de MARTIN0, c'est accepter défaire un itinéraire. Un itinéraire sensoriel et esthétique, le seul vrai itinéraire qui soit : l'itinéraire intérieur, L'itinéraire de la transformation.
Le chemin qui va de soi à Soi par l'intermédiaire de l'autre. L'autre, matériau. L'autre, Artiste. Celle-ci travaillant celui-là.
Tout comme un médium Joëlle THOUVENOT de MARTINO fait le lien entre l'Œuvre d'art offerte à nos y eux, et notre corps-sentant happé dans sa subjectivité émotionnelle, vibrant dans le plaisir esthétique.
En ce sens, rencontrer l'œuvre de Joëlle THOUVENOT de MARTINO, c'est toujours prendre un risque. Le risque d'être
traversé par quelque chose qui nous échappe ; qu'on ne peut plus contrôler ; qui vient du tréfonds de soi ; qui se manifes-
te comme sourd l'onde d'un tourbillon, avant d'éclore à la surface ; qui envahit ; qui transcende ; qui se termine par
l' «holophrase», - comme dirait Roland BARTHES - : «C'est beau !». La simplicité de ces trois mots contient la plénitude
du Tout. Tout comme le «je t'aime» qu'on peut dire à l'être aimé, dans l'acmé de la passion.
Joëlle THOUVENOT de MARTINO, avant d'être sculpteur a été peintre. L'art du peintre est celui du saisissement
visuel de l'écart, de la différence, de l'infinitésimal de la nuance - des nuances qui font l'état magique de ce qu'est la
lumière.
Comme la lumière permet de voir, les sculptures de Joëlle THOUVENOT de MARTINO, permettent de nous voir. Pas
vous, pas moi. Mais l'homme dans sa dimension universelle.
Et plus exactement le corps de la femme. Avec ses courbes, ses creux, ses pleins, ses déliés, comme une sorte d'écriture,
comme une sorte de calligraphie du çorps.
Ces corps donnés à voir, sont une invite à la caresse. Ces pierres, ces bronzes, ces plâtres sont carnés. A les regarder,
on se plaît à imaginer combien on pourrait'prendre un corps contre soi, ou bien tout simplement se loyer ici, comme cha-
cun a pu le faire, petit, contre le corps de la mère, ou devenu adulte contre le corps de l'être aimé.
Des œuvres de Joëlle THOUVENOT de MARTINO irradient une aura. Une aura aimantée. Cette frange polarisée
qui captive notre œil et nous invite à suivre les lignes, à regarder de plus près, ou bien encore à s'éloigner, dans cette
élasticité de l'espace qui nous lie à l'œuvre. Diaspora énergétique de la matière.
L'artiste a su transposer dans la matière le diapré des tableaux de peinture, nous restaurer le 3D volumétrique,
dans cet instant figé. Figé pour l'éternité.
Figé pour l'éternité immobile, ce mouvement évanescent que l'on se plaît à rechercher dans les archives de sa mémoi-
re. Cesfiashes qui nous font le bonheur dans ce que le quotidien peut avoir de magique, voire de sacré : l'inclinaison
d'un cou ; le gracile des doigts esquissant un geste jamais achevé ; une courbe de sein, méandre de la vie ; la courbure
d'une hanche à ce moment précis où elle est com-plé-te-ment pure.
Pétrifiée dans l'espace - au sens noble du terme -, toute cette gamme d'émotions et de sentiments qui font les épithétes nominatifs des œuvres : Introspection, Sérénité, Ineffable, Incomprise, l'Invite ; l'Attente ; l'Offrande nue ; Résignation ; Voluptas. Le résultat de la dimension intérieure se présente sous la forme d'un état. Mais un état tensionné!, dans la mesure où dans chacune de ces statues, il y a toujours un détail de contrepoint. Toujours un élément contre rythmique qui va encore mieux souligner l'harmonie structurelle de l'œuvre, que ce soit dans l'allongement de l'horizontalité ou l'élévation dans la verticalité. Cet étirement des opposés, - arc-boutant dressé - devient signe cosmique, trait d'union entre les forces telluriques profondes, archaïques - monde des sensualités brutes - et les énergies célestes, aériennes, divines - monde des idéalités du Beau.Métamorphose du Temps en gestation de lui-même. Point hélicoïdal où tout bascule, mais pas où tout s'articule. «Le sentiment en étreinte avec l'imagination» comme le disait Paul CLAUDEL

L'œuvre de Joëlle THOUVENOT de MARTINO est touchante. Quel paradoxe d'utiliser ce terme pour quelque chose
qui est inerte ! Immobilisé dans une cinétique pétrifiée. Ce qui nous touche, c'est cette dimension de l'intime, c'est-à-dire
ce qui est contenu au plus profond d'un être, et qui demeure dans l'ordre du secret. Avec l'œuvre se crée de manière
subreptice, -jusqu'à ce que ça devienne un sentiment incontournable, présent dedans, jusqu'à l'envahissement - une
'complicité, entente profonde et spontanée, qui nous fait être à la fois, acteur, témoin, voyeur de cette intimité. Dans une
union plus juste, plus vraie. «La sculpture se retire dans cette chambre solitaire où le poète abrite ses rêves interdits» (Paul CLAUDEL). Et nous y sommes autorisés dans cet espace, et pour notre plus grand bonheur. Dépaysement ancré dans la .  réalité. Sincérité nue. Et on peut dire de l'ouvre de Joëlle ,  THOUVENOT de MARTINO ce qu'écrivait Max JACOB .  «Une œuvre sincère est celle qui est douée d'assez de force pour donner de la réalité à une illusion. »
Une illusion incarnée majestueusement statufiée.


                                                                                                                J. DEHEM - août 1999


EXTRAITS DE PRESSE
«La sculpture de Joëlle THOUVENOT de MARTIN0 marque une volonté aiguë défaire passer l'émotion la plus pure du corps tout entier révélé. Elle transcende le rêve dans la réalité, une réalité forte au point d'en être souvent douloureuse, mais combien proche de chacun de nous par sa sincérité.
Elle offre sa sensibilité à celle du spectateur en exprimant ses passions et ses peines dans toute leur vérité et c'est cette authenticité qui frappe et séduit par son évidence.
La lecture en est simple au premier regard mais la matière fournit par ses lumières et ses ombres judicieusement réparties le sens caché des choses.
Une construction puissante, rigoureuse, qui donne à ses œuvres un équilibre magistral entre la souplesse, la délicatesse du modelé et la tension des lignes.
Pas de démarche confuse ou hermétique, mais une recherche avide de l'intériorité dans la spontanéité de son art. Joëlle THOUVENOT de MART1NO montre indéniablement sa volonté d'aller toujours plus loin dans la recherche de l'absolu en se défiant des modes et des courants.»
«... Femme et Artiste, Joëlle THOUVENOT de MART1NO affectionne le modelage et détestant la tricherie n'abuse jamais de sa naturelle facilité ; de ses doigts habiles elle façonne l'argile, la caresse en lui imprimant tout ce que son affectivité et sa riche sensualité lui font ressentir, tout ce que sa mémoire et son potentiel imaginaire mettent à sa disposition et, au delà, ce que sa spiritualité lui offre sous forme d'images pour en exprimer son intime /erveur;.':»
Dr. -J.B. PICQUET-
«.. .Joëlle THOUVENOT de MART1NO fait partie de ces artistes dont on ne peut douter du talent. De ses bronzes émane une sensation de sérénité, d'espoir, de force et de sensibilité, de beauté et d'idéal. La force émotionnelle de ses oeuvres est communicative... »"
- L'Est Républicain -

Tout chez elle est Sculpture.
- H. DAY -

«Parler d'une artiste que l'on admire, de ses œuvres, du parcours secret de la création, c'est essayer de comprendre son tête-à-tête passionné avec la matière et son combat permanent pour y découvrir, à travers son imaginaire, le réel, le vibrant, le magique...
Ce qui frappe, dès le premier regard que l'on pose sur les sculptures de Joëlle THOUVENOT de MARTINO est la pureté des lignes, l'harmonie des traits et la thématique essentiellement classique qui s'en dégage.
Les thèmes principaux de cette exposition puisent leur richesse d'émotion dans la permanence de l'archétype féminin : de la mère, de l'amante, de la Femme.
«Vertige», «Incandescence», «Absence», «Chagrine»...
Regardez bien ces figures féminines, debout, à genoux, assises ou couchées : elles sont calmes, naturelles et pleines d'un érotisme extatique.
Elles sont une synthèse parfaite entre des mouvements extrêmes et une grâce intérieure omniprésente.
Élégantes, reposantes, sereines, n'ont-elles pas cette apparence du regard intérieur propre à la statuaire grecque dont parle Malraux ?
A propos de regard, attardons-nous sur le groupe intitulé «Campement». C'est cette impression émotionnelle qui domine chez. les trois personnages assis : tête droite, énergique, au regard perdu vers des confins mystérieux !
Je garderai pourtant, en un point d'orgue, «Salomé» "secrète et tourmentée dans ses voiles frémissants, «Salomé» vivante, hiératique et majestueuse dans son offrande cruelle à Hérode...
l'originalité de l'oeuvre de Joëlle THOUVENOT de MARTINO réside, convenons-en, dans le sens de l'esthétique, de la grâce et de l'élégance, soutenues par la force de la technique et de l'imaginaire.
Sculptures offertes, sculptures admirées, sculptures volées, appropriées en autant d'humbles et secrètes  rencontres, vous portez en vous l'immobile fixité de la pierre et du bronze mais aussi l'empreinte de ce sentiment d'inachevé qui ccompagne toute vie. «Objets inanimés», vous avez bien une âme... »
- Guy AMOUYAL -

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